Séjour raquettes dans la Vallée du Louron, en Hautes-Pyrénées

Jour 1

Rendez-vous est donné au bord du joli lac de Génos-Loudenvielle pour nous retrouver et pique-niquer.

Les sommets alentours sont malheureusement déneigés mais un soleil éclatant nous accueille.

Puis nous partons pour une randonnée depuis ce lac. Nous en ferons le tour mais par les hauteurs pour bien nous imprégner de la beauté de cette Vallée du Louron.

9 km – Dénivelée positive 340 m

Nous découvrons le gîte magnifiquement restauré, dans le centre du village de Loudenvielle, où nous résiderons pendant ces quelques jours.

Jour 2

Bruno, notre guide, après avoir fait la connaissance du groupe, nous emmène pour une première randonnée vers le Sommet de L’Aigle à 2018 m.

 La première partie de la montée est raide mais s’effectue avec les raquettes sur le sac à dos. Ce n’est que vers 1900 m, quand nous atteignons la neige, que nous pouvons chausser. Nous profitons du très beau panorama avant de plonger dans un petit couloir encore miraculeusement recouvert de neige qui nous redescend vers les voitures !

11,5 km et 812 m de dénivelée positive… pour une mise en forme, ce fut costaud.

Jour 3

Pour cette randonnée, nous partons vers la Vallée de l’Oueil, en Haute Garonne, en passant le col de Peyresourde, aussi dégagé qu’en été.

Départ raquettes sur le dos mais vite, nous trouvons la neige sur un petit sommet.

 La vue sur les crêtes de la Vallée du Louron et celles de l’Oueil est vraiment belle mais malheureusement, au Cap de la Lit à presque 2000 m, un vent violent balaie le sommet et nous avons l’impression d’avancer dans le blizzard. Certaines rafales nous déstabilisent et nous trouvons refuge pour pique-niquer derrière des rochers.

La redescente est heureusement moins ventée et très belle.

11,5 km et 945 m de dénivelée positive.  Ah oui ! Nous comprenons pourquoi nos mollets et nos cuisses ont bien travaillé.

Ce soir, quelques-uns et quelques-unes s’attellent à la préparation du repas…

Jour 4

Au matin, un brouillard et une pluie fine du côté français incite Bruno à opter pour une randonnée en Espagne, dans la Vallée de la Pineta. Passé le Tunnel de Bielsa, côté espagnol, c’est magique, nous retrouvons le soleil qui ne nous quittera pas de la journée.

Splendide randonnée, certes sans raquettes mais avec une vue somptueuse sur le Massif du Mont Perdu – 3355 m et l’arrière des Cirques de Gavarnie et de Troumouse. Un aigle royal, puis des gypaètes planent au-dessus de nous.

10 km et 600 m de dénivelée positive.

Jour 5

Objectif : les crêtes au-dessus d’Arreau. Nous partons du petit village d’Ardengost, au bout de nulle part. Pas de raquettes aujourd’hui, la neige même à 2000m n’est plus. Nous attaquons la montée, pas sur un chemin, mais directement par les bois, comme des cabris ou moutons, puis au milieu des rhododendrons et des genévriers et sur les estives. Enfin nous arrivons au sommet du Montarrouy 1805 m. La vue s’étend très loin, au Pic du Midi de Bigorre, vers la plaine de Tarbes, le plateau de Lannemezan et nous apercevons même les 2 volutes de fumée des tours de Golfech, à plus de 130 km à vol d’oiseau ! Mais nous ne nous attardons pas au sommet car le vent est fort et froid, juste le temps d’une photo du groupe, puis nous pique-niquerons un peu plus bas. Le retour se fera plus tranquillement par un… vrai chemin.

10 km et 780 m de dénivelée positive.

Dernier pot de l’amitié partagé avec Bruno qui a su nous guider vers la neige et le soleil et des points de vue magnifiques.

Dernière soirée joyeuse dans le gîte que nous avons beaucoup apprécié tout au long de ces 6 jours.

Au total, nous avons passé presque 24 h à randonner, fait plus de 50 km de chemins de montagne, à raquettes ou à pieds, plus de 3460 m de dénivelées cumulées.

Vous ne trouvez vraiment pas que ce furent des vacances ? Et bien, si ! Ce fut un excellent séjour, certes bien fatigant, mais très joyeux et rempli de très beaux souvenirs.