La presqu’île de Giens, c’est d’abord un cadre préservé et enchanteur. Son petit village, haut perché, suggère un art de vivre typiquement provençal. Sa presqu’île est façonnée de criques émeraude gagnables par les sentiers de randonnée. Ses paysages remarquables offrent une vue imprenable sur les îles, la rade de l’Almanarre et le grand large.
Située sur la commune d’Hyères (Var), on y accède par la route de Giens ou par la route du sel. Toute la partie sud de l’île est composée de falaises et de forêts, mais abrite le petit port du Niel au sud-ouest, et celui de la tour Fondue, départ pour les îles Porquerolles et Port Cros.

Avant de pouvoir profiter de ce bel endroit, départ le 17 mai en autocar depuis Arcachon pour 42 des 48 participants, 820 km de route et 10 h de voyage à l’issue duquel nous serons accueillis par l’équipe du Belambra. Pendant ce long trajet et pour mettre un peu d’ambiance, chanson revisitée en hommage à cette joyeuse tribu, histoires drôles et coquines et petites siestes pour certains. Une fois arrivés, chacun prend possession de sa chambre, petit dîner et gros dodo pour enfin commencer à déambuler sur les sentiers et découvrir cette belle région.
-Dimanche 18 mai : Départ 8h30 de la Londe-des-Maures, direction le Fort de Brégançon pour un arrêt pique-nique et ensuite pour Bormes les Mimosas. 15,5 km et 310 mètres de dénivelé.
La commune a été nommée « La Londe » en 1678, signifiant une forêt défrichée. C’est au 19éme siècle qu’on y a ajouté le terme « Les Maures », pour la distinguer des autres du même nom en France et indiquer que c’était la commune proche du Massif des Maures.
Le Fort Brégançon, la prospérité de l’Îlot Brégançon était due à sa situation abritée du vent d’est, qui était le plus à craindre, car générateur de grande houle. C’était donc un lieu de repli et un abri pour les nombreux bateaux. Le rocher va devenir ensuite une place forte et un refuge précieux pour la population de Bormes. Un fort y sera construit au 11ème siècle, qui, après avoir été un inquiétant repaire de pirates, deviendra la propriété des seigneurs de Bormes, vicomte de Marseille. Aujourd’hui il sert de résidence d’été ou d’évènements pour nos présidents de la République.

-Lundi 19 mai : Départ à 8h15 pour une randonnée dans les Calanques de Cassis, mais c’était sans compter sur la grève nationale des chauffeurs de taxis. Ils ont eu la brillante idée de bloquer le tunnel de Toulon, 3h20 de bouchon avant d’atteindre la bretelle de déviation.
Ceci va fortement perturber notre planning. Il me faut appeler l’O.T de Cassis car le petit train avait été privatisé pour la fin de la rando à 16h30. En effet, depuis le 1er mai, les autocars ont interdiction de venir en cœur de ville.
Avec André, nous décidons que les 2 groupes partiront du même endroit. Pour la journée, nous avons fait respectivement : groupe 1 -13 km et 626 mètres de dénivelé et le groupe 2 – 10 km et 360 mètres de dénivelé.
La journée n’a pas fini de nous jouer des tours, si le groupe 2 est bien au RDV du petit train pour le nouvel horaire à 17h 30, le groupe d’André rencontre quelques difficultés pour certains à finir le parcours, le chauffeur ayant un autre groupe après nous, il ne veut rien savoir et ne nous laisse que 15 minutes de délais et démarre en laissant 7 randonneurs rejoindre à pied l’autocar qui est garé à plus de 4 km.


–Mardi 20 Mai : Jour de repos du chauffeur, notre programme était de descendre à pied jusqu’à la Tour Fondue environ 2.4 km pour prendre le bateau pour l’Île de Porquerolles. Mais, comme vous avez pu l’entendre dans les médias, de terribles orages ont sévi dans la région, des dégâts importants causant malheureusement le décès de plusieurs personnes. La journée va être faite de rebondissements, le département est placé en vigilance orange et le Préfet du Var interdit toute sortie, après avoir repoussé l’heure de départ du bateau à 12h30 car une fenêtre s’ouvrait. Le préfet lève la vigilance, je rappelle et nous décidons de prendre le bateau de 13h30, miracle : plus de pluie et un beau soleil à notre arrivé sur l’Île.
La randonnée initiale était de 19,5 km et 360 mètres de dénivelé, nous n’en ferons que 8,5 km et 200 mètres de dénivelé.

-Mercredi 21 Mai : Journée Touristique
La Rade de Toulon : Bordée de hautes collines de calcaire, la rade de Toulon, où se trouvent notamment la base navale et le port de commerce, s’étend de la presqu’île de Giens à l’est, à celle de Saint-Mandrier, à l’ouest. Ces deux bras de terre la protègent de la pleine mer. La rade, séparée par une digue réalisée au XIXe siècle, se divise en une »grande rade » située côté est et une « petite rade » côté ouest.
La base navale de Toulon : Depuis 1599, la base navale de Toulon s’est développée jusqu’à regrouper aujourd’hui 70% de la flotte française, elle est également le premier site industriel du Var.

À 10h30, nous embarquons pour une visite guidée très intéressante dans la rade de Toulon. De nombreux bateaux de nos forces armées y font escale toute l’année après de longs mois à sillonner différents océans pour de diverses opérations de surveillance et de sécurisation, ainsi que pour d’éventuelles réparations.

Le Mont Faron
Site classé, le Mont Faron est un sommet calcaire, faisant partie des monts toulonnais, qui culmine à 584 mètres et surplombe la ville de Toulon, celui-ci ne compte pas moins de neuf forts et batteries.
A 12h nous sommes attendus au pied du téléphérique pour la montée au Mont Faron, il nous faudra faire 3 groupes, car celui-ci ne peut prendre que 17 personnes pour la montée et la descente.

-Jeudi 22 Mai : Départ à 8h30 pour le Massif de l’Esterel. Aujourd’hui le temps est magnifique, mais il y a des rafales de vents importantes.

Tout droit sorti des entrailles de la terre, l’Estérel est né il y a 250 millions d’années. D’abord rattaché à l’Afrique, ce morceau de terre s’en sépare lors de la formation de la Méditerranée. À l’ère tertiaire, un pan de l’Estérel part même à la dérive, la Corse est née ! Par quelques matins clairs, on peut même l’apercevoir au loin depuis les hauteurs. Il est classé Natura 2000. Avec ses roches de porphyre rouge, le massif de l’Estérel ne ressemble à aucun autre.
-Le groupe 1 : 14,4 km et 680 mètres de dénivelé.
-Le groupe 2 : 10 km et 526 mètres de dénivelé.


À priori né en 355 à Toul, il vient de la Gaule dite « Belgique ». Alors qu’il entreprend le pèlerinage en 373 vers la Palestine, son frère ainé « Venance » décède en Grèce. Démoralisé, malade, il renonce à son voyage et retourne en Italie puis en Provence. Il est accueilli à Fréjus par l’évêque « Léonce » qui lui conseille un endroit isolé pour faire retraite car déjà il est célèbre et en conséquence trop dérangé.
–Vendredi 23 Mai : Départ à 8h30 pour St Tropez pour une randonnée de 14 km et 200 mètres de dénivelé sur le chemin côtier depuis la plage de Pampelonne.
Saint-Tropez est une ville appréciée depuis longtemps par les artistes, la ville attirait la « Jet Set » internationale dans les années 1960 et séduit toujours pour ses plages et sa vie nocturne, son port. Le quartier pavé de La Ponche témoigne de son passé de village de pêcheurs, même si les yachts sont désormais plus nombreux que les bateaux de pêche dans le Vieux Port.

Nous ne pouvions terminer notre randonnée vers St Tropez sans ces quelques photos mythiques !

Dernier jour, rendez-vous à 19h sur la terrasse du Belambra pour fêter la fin du séjour.

André et moi-même tenions à remercier l’ensemble du groupe, pour sa bonne humeur pendant tout le séjour. Nous espérons que vous avez pris du plaisir à découvrir cette jolie région, pendant les randonnées quotidiennes (dont 2 pas faciles) ou visites, même si quelques aléas et bobos sont venus perturber notre programme. Colette merci pour ton joli discours de remerciements. Un grand merci à nos 3 aides de camps : Claude, Emile et Guy. Merci à tous pour les cadeaux que vous nous avez offert.

À bientôt sur les chemins du Bassin. Anne-Marie Le Grognec

