29 août 2026 , 18h00,  le séjour au centre Miléade à Val Cenis est déclaré ouvert !

 Tous les participants sont présents au pot d’accueil, les uns sont venus directement du bassin, les autres ont préféré couper la route et profiter d’étapes pour se mettre en jambes. Le départ est fixé pour les deux groupes à 7h 15 pour le petit déjeuner.

  • Jour 1

G1 : La Pierre des Saints (13 km, D+ 860 m)

En ce premier jour de randonnée, nous partons directement du village Miléade. Nous traversons l’Arc et nous montons à travers la forêt de sapins. Après quelques kilomètres, nous atteignons la Pierre des Saints, qui comprend des cupules (dépressions circulaires effectuées par l’homme dans la pierre, que l’on trouve un peu partout dans le monde, difficiles à dater et dont on ignore encore l’usage). Après avoir quitté l’abri de la forêt, nous continuons notre ascension vers le lac d’Arselle, petit lac qui est le point culminant de notre randonnée. Nous y pique-niquons et, avant de le quitter, nous admirons les dessins gravés sur quelques pierres autour du lac. Le retour s’effectue sur un sentier en balcon avant de plonger vers Lanslevillard au milieu des pistes de ski.

G2 : Refuge du Fond d’Aussois (12km, D+530m)

Notre groupe part du Lac  du plan d Amont : il faut que les corps s’habituent au rythme  de la marche en montagne et surtout à l’altitude, la montée se fait sur un chemin bien pentu,  nous faisons de nombreux arrêts pour nous regrouper et nous abreuver. Après le pique-nique, certains décident de rester au refuge, au frais et 7 courageux montent jusqu’à la cascade puis nous nous nous retrouvons pour la descente mais…. l’un de nos compagnons a oublié son sac au refuge, il doit faire un aller- retour … Il en sera quitte à payer un verre à tous ses compères . Nous en avons pris plein la vue, les paysages sont grandioses.

  • Jour 2

G1: Le fort de la Turra (13 km, D+ 870 m)

Météo-France promettait le grand bleu, mais il pleut à l’heure du petit-déjeuner et le temps reste bien couvert. Qu’à cela ne tienne, direction le col du Mont-Cenis ! Sur place, c’est de la vraie purée de pois. Le temps s’éclaircit légèrement et nous commençons notre ascension vers un col qui nous permet d’accéder au fort. La pente est rude, agrémentée de quelques câbles pour faciliter la montée. La pluie et le vent nous cueillent au col. Heureusement, le temps s’améliore et nous permet de visiter les restes du fort de la Turra, théâtre de combats en 1940. Une éclaircie nous permet enfin de voir le bleu turquoise du lac du Mont-Cenis. Ensuite, montée vers le col de la Beccia où nous pique-niquons. Puis une descente vertigineuse nous ramène au bord du lac. Il reste ensuite une centaine de mètres de dénivelé pour atteindre les voitures.

G2 : Fort de la Turra ( 14km5 , D+ 620m )

Nous montons dans les nuages ver le fort de la Turra, arrivés au niveau du Port de la Turra,   la vue se dégage sur le Lac du Montcenis. Montés par des chemins différents , nos 2 groupes, celui de Patrick et celui d’Isabelle, se croisent en échangeant plaisanteries et anecdotes. La visite du Fort construit par les Français vers 1890 pour se protéger d’éventuelles invasions italiennes, se déroule sous des fortes rafales de vent. Près du Port , subsistent les restes d’un téléphérique construit vers 1925 pour permettre de monter vivres et munitions, pendant les longs mois d’hiver. Le retour se fait tranquillement par l’ancienne piste militaire.

  • Jour 3

G1 : Le refuge des Évettes (10,7 km, D+ 660 m)

Direction le petit village d’Écot. Le thermomètre affiche un petit 2 °C. Mais la montée et le soleil nous réchauffent et nous permettent de vite enlever des couches. Nous nous dirigeons vers le refuge des Évettes que nous atteignons après un peu plus de deux heures d’effort. Quelques marmottes se laissent admirer et le point de vue sur le glacier des Évettes est magnifique. Nous allégeons les sacs au refuge et cap sur le « Pont romain » qui enjambe le ruisseau descendant des glaciers. De retour au refuge, les plus gourmands se laissent tenter par une bonne tarte aux myrtilles . Redescente vers l’Écot et fin de journée en beauté au milieu des ruelles en pierre de Bonneval-sur-Arc.

 G2 : Pointes et Lacs de Lanserlia 2900m ( 10km – D+ 650m )

 La montée face aux Glaciers  de la Vanoise est soutenue mais régulière . Depuis les 3 sommets , la vue est saisissante, magnifique. Une rencontre avec le Club de St Médard en Jalles  au sommet à 2900m est inattendue mais sympathique et nous permet de prendre des photos de nos groupes . Sur les pentes de la 3ème pointe, nous découvrons des Edelweiss discrètes (protégées), un beau cadeau de la nature. Le retour s’effectue tranquillement après un agréable arrêt au Refuge du Plan du Lac.

  • Jour 4 

G1 et G2: La Journée commune aux deux groupes débute par la visite et dégustation à la Coopérative Fromagerie de la Haute Maurienne où se fabrique les délicieux  Beaufort et Bleu de Bonneval. Puis direction de la Barrière de l’Esseillon, au-dessus de Modane, constituée de 5 Forts aux noms des souverains du Duché de Savoie, Victor Emmanuel, Marie-Thérèse, Marie-Christine, Charles-Albert et Charles-Félix.  Contrairement au Fort de la Turra, ils ont été édifiés par le Duché de Savoie pour se protéger des Français, du temps où la région n’était pas encore française.

 Un apéritif au soleil,  sur la terrasse du Centre, concluera cette belle journée.

  • Jour 5 

G1 : Le Pic de l’Observatoire 3030m (16 km, D+ 1000 m)

Le départ s’effectue du barrage du Plan d’Amont par une piste forestière et le chemin progresse doucement jusqu’au refuge du Fond d’Aussois. Mais après la cascade, le décor change : le sentier devient casse-pattes, entre pente raide et marches hautes . Après 900 mètres de dénivelé, le col d’Aussois (2 914 m) nous offre le Mont-Blanc sur un plateau. Encore 100 mètres pour atteindre le Pic de l’Observatoire ! Pour certains, c’est leur tout premier «3000» . L’arête est si étroite qu’on tient à peine à quatre, mais le panorama sur la vallée de Pralognan est saisissant. Nous nous arrêtons sous le col pour pique-niquer. Pendant le repas, magie de la montagne : une maman bouquetin et son cabri passent à quelques mètres de nous sans nous apercevoir . Nous en verrons deux autres de très près dans la descente. Sans aucun doute la journée la plus éprouvante, mais quel spectacle !

G2 :  Pointe des Fours 3077m  ( 8km – D+ 650m)

  Philippe, notre guide du jour, a grandi dans ces montagnes de Haute-Maurienne, il a à cœur de nous faire découvrir des points de vue exceptionnels, hors des sentiers battus.

Notre récompense, après les efforts de la montée, sera , depuis la Pointe des Fours, à 3077m, la vue sur le Mont Blanc, certes celui-ci a perdu de la blancheur mais il reste majestueux.

Puis nous quittons les sentiers balisés et en hors-piste, nous descendons dans une vallée parallèle à la recherche de chamois, bouquetin,  marmottes et aigles.  Attention il est très facile de glisser dans des pierriers  mais la connaissance du milieu, par Philippe,  nous a bien aidés.

  • Jour 6 

G1 : Refuge d’Avérole et Pas de la Mule

Dernier acte au départ des Vincendières.(16km D+800m)

Nous partons sur la rive gauche du torrent d’Avérole pour rejoindre la cabane des bergers et le pas de la Mule. Cette rive est déserte mais, de l’autre côté, nous apercevons le village d’Avérole, et au-dessus le refuge du même nom. Par moments, le sentier monte rapidement ; la chaleur ainsi que la fatigue accumulée pendant la semaine ralentissent la progression. Un panneau nous avertit : deux chiens (Voyou et Taïs) gardent un troupeau de moutons et de chèvres. Ils sont, paraît-il, tous les deux gentils et seul Voyou aboie. Nous les apercevons, avec la bergère, sur l’autre rive. Pique-nique au pas de la Mule, qui correspond en fait à la passerelle permettant de traverser le torrent. Nous surveillons le troupeau qui monte. Voyou aboie et s’approche à moins d’un mètre des deux inconscients qui ont essayé de se mettre à l’ombre sur la même rive que le troupeau. Nous considérant sans danger, il continue son chemin. Puis Taïs vient nous observer sans aboyer. La bergère, nous ayant aperçus, nous fait signe de traverser la passerelle . Aussitôt dit, aussitôt fait . Nous continuons notre route sans être le moins du monde inquiétés par les chiens. Le chemin de retour suit le torrent et il faut être attentif, car le sentier est étroit et une chute pourrait être fatale. La halte « eau fraîche » au refuge d’Avérole est bienvenue avant d’attaquer l’ultime heure de marche vers les voitures.

G2 :  Refuge et Lac des Evettes 12km- 650m.

Le départ s’effectue dans le petit hameau de l’Ecot, aux maisons de pierre et aux toits de lauze, le sentier monte régulièrement mais surement et certains sont essouflés et courbaturés des efforts de ces derniers jours mais leur courage sera récompensé par la vue du Cirque des Evettes, avec son lac, son torrent et les glaciers qui subsistent ainsi que ce magnifique pont Romain, edifié au milieu de nulle part, dont le torrent se transforme en une splendide cascade vers les Gorges de la Reculaz.

Malgré la fatigue , certains gourmands veulent monter au Refuge pour déguster une appétissante tarte aux myrtilles, récompense de leurs efforts.

Sur le retour, arrêt à  Bonneval sur Arc , classé « Plus beau Village de France » que nous allons visiter.

Très beau village, certes,  mais aux maisons trop restaurées où l’authenticité a quelque peu disparu…

Le séjour a été bien apprécié, les  paysages de cette Haute Vallée de la Maurienne sont magnifiques et nous avons bénéficié d’une météo exceptionnelle. Aucun bobo dénombré ! bravo et merci à Isabelle et Patrick, ainsi qu’à tous les participants qui nous ont permis de parcourir  tous ces chemins dans une ambiance joyeuse et amicale. Nous repartons avec de belles images en tête !